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Facturation électronique : 75 % des entreprises peuvent recevoir une facture au 6 octobre 2026

Si vous attendez encore de recevoir votre première facture électronique, vous faites peut-être partie d'une minorité qui se réduit vite dans le grand chantier de la facturation électronique. Au 6 octobre 2026, selon une information de RMC confirmée auprès du ministère de l'Action et des Comptes publics, 75 % des entreprises françaises étaient en capacité de recevoir une facture électronique — contre 58 % trois semaines plus tôt, le 26 septembre. Voici ce que dit exactement ce chiffre, et ce qu'il ne dit pas.

Le chiffre du 6 octobre 2026 : 75 % des entreprises en capacité de recevoir une facture électronique

Au 6 octobre 2026, 75 % des entreprises françaises étaient en capacité de recevoir une facture électronique, contre 58 % le 26 septembre et 36 % fin juillet 2026, selon un décompte du ministère de l'Action et des Comptes publics obtenu en exclusivité par RMC. C'est le troisième point connu d'une même courbe officielle depuis l'été : une accélération nette plutôt qu'un plateau, avec un gain de 17 points en trois semaines entre fin septembre et début octobre. Cette information provient de la presse, qui cite le ministère ; nous n'avons pas localisé à ce jour de communiqué ministériel autonome reprenant ce chiffre précis.

Réception, pas émission : que mesure vraiment ce 75 % ?

Ce 75 % mesure uniquement la capacité à RECEVOIR une facture électronique, pas la capacité à en émettre une. Les deux obligations suivent des calendriers différents : toute entreprise assujettie à la TVA devait être en mesure de recevoir une facture électronique dès le 1er septembre 2026, tandis que l'obligation d'émettre ne s'impose aux PME, TPE et micro-entreprises qu'à partir du 1er septembre 2027 (les grandes entreprises et ETI y sont déjà soumises depuis 2026), conformément au décret n° 2024-266 du 25 mars 2024 — notre guide sur la différence entre réception et émission détaille la règle complète. Confondre les deux chiffres ferait paraître la réforme plus ou moins avancée qu'elle ne l'est réellement selon l'angle retenu.

Comment ce chiffre s'inscrit dans la série de bilans déjà publiés depuis la rentrée

Ce 75 % complète, sans s'y substituer, les bilans déjà connus depuis début septembre : près de 70 % du « cœur de cible » de la réforme selon le ministre David Amiel le 4 septembre, 73 % des clients de cabinets d'experts-comptables opérationnels selon une enquête flash de l'Observatoire de la profession comptable à la même date — voir notre bilan chiffré du 4 septembre 2026 pour le détail de ces chiffres et de leurs bases de calcul respectives. Le 75 % du 6 octobre ne mesure pas exactement la même population que ces chiffres antérieurs (décompte global des entreprises en capacité de réception, contre cœur de cible ou clientèle de cabinets comptables) : il ne faut donc pas les additionner ou les comparer terme à terme, seulement constater qu'ils racontent tous la même trajectoire d'accélération depuis l'été.

Vous faites partie des 25 % qui ne sont pas encore couverts ? Voici ce que vous risquez

Ne pas être encore en capacité de recevoir une facture électronique n'entraîne pas automatiquement une sanction financière si vous êtes de bonne foi et engagé dans une démarche de mise en conformité : la DGFiP et le ministère de l'Action et des Comptes publics ont publiquement confirmé une doctrine de tolérance pour 2026, fondée sur le dialogue plutôt que sur des amendes automatiques — notre guide sur ce que l'on risque vraiment en cas de retard détaille cette doctrine et le dossier de bonne foi à constituer. La première étape reste la même pour tout le monde : désigner une Plateforme Agréée. Notre comparateur des Plateformes Agréées permet de comparer les offres selon votre profil, et notre simulateur identifie votre échéance exacte selon la taille de votre structure.

Questions fréquentes

Q.Quel pourcentage d'entreprises pouvait recevoir une facture électronique au 6 octobre 2026 ?

75 %, selon un décompte du ministère de l'Action et des Comptes publics obtenu en exclusivité par RMC. Ce chiffre était de 58 % le 26 septembre 2026 et de 36 % fin juillet 2026 : une progression nette sur l'automne.

Q.Ce chiffre de 75 % concerne-t-il aussi l'émission des factures électroniques ?

Non. Il mesure uniquement la capacité à RECEVOIR une facture électronique, obligation universelle depuis le 1er septembre 2026. L'obligation d'émettre suit un calendrier distinct : 2026 pour les grandes entreprises et ETI, 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises.

Q.D'où vient exactement ce chiffre de 75 % ?

D'une information de RMC, qui cite un décompte du ministère de l'Action et des Comptes publics, relayée par voie de presse début octobre 2026. Nous n'avons pas identifié, à ce jour, de communiqué officiel autonome du ministère reprenant ce chiffre précis.

Q.Mon entreprise ne fait pas encore partie des 75 % : risque-t-on une sanction ?

Pas automatiquement. La DGFiP applique en 2026 une doctrine de tolérance pour les entreprises de bonne foi qui engagent une démarche de mise en conformité, sans sanction immédiate pour un retard isolé. Une entreprise qui n'a entrepris aucune démarche reste en revanche exposée aux sanctions déjà prévues par la loi.

Q.Ce 75 % contredit-il le chiffre de près de 70 % annoncé le 4 septembre 2026 ?

Non, les deux coexistent sans se contredire : ils ne mesurent pas exactement la même population (décompte global de la capacité de réception au 6 octobre, contre « cœur de cible » de la réforme au 4 septembre), mais racontent la même trajectoire d'accélération depuis la rentrée.

Q.Que faire si mon entreprise n'a pas encore choisi de Plateforme Agréée ?

Désigner une Plateforme Agréée reste la première étape, quelle que soit votre situation actuelle. Un comparateur des offres et un simulateur d'échéance permettent d'identifier rapidement la solution et le calendrier qui correspondent à votre structure.

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